Détection de ruthénium 106 dans l’atmosphère en Europe

Communiqué de la CRIIRAD du 5 octobre 2017 (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité)

Présence anormale de ruthénium 106 dans l’air ambiant en Europe du ruthénium 106, un élément radioactif , a été détecté, fin septembre – début octobre, dans l’air de plusieurs pays européens.

Sa présence a été signalée par les réseaux de mesure officiels en Norvège, Finlande, Pologne, Autriche, République Tchèque, Suisse, Italie.

Le ruthénium 106 est un radionucléide artificiel (produit de fission), émetteur de rayonnements bêta, de période relativement longue (1,02 ans). Il se désintègre en donnant naissance au rhodium 106, émetteur de rayonnements bêta et gamma de période 29,8 secondes.

Les niveaux mis en évidence sont relativement faibles. La valeur la plus élevée en ruthénium 106 (sous forme d’aérosol) semble concerner la Pologne, avec une valeur de 6,4 mBq/m3 (milliBecquerel par mètrecube).

Le communiqué Polonais ne précise cependant pas la période d’échantillonnage.

En Suisse, une valeur de 1,9 mBq/m3 a été détectée dans le Tessin, sur le filtre du 2 octobre (9H) au 3 octobre (11H).

Situation en France

Sur le territoire français, la contamination n’a pas été détectée pour l’instant.
L’IRSN a indiqué dans un communiqué du 4 octobre 2017 que les résultats obtenus pour ses stations d’Orsay (91) et Grenoble (38) sont inférieur s à 50μBq/m3 (le communiqué de l’IRSN ne précise pas la période d’échantillonnage des filtres).

La CRIIRAD gère en Vallée du Rhône, avec le soutien de plusieurs collectivités locales et le soutien de ses adhérents, un réseau d’alerte (balises ) permettant de détecter des niveaux de contamination radiologique de l’air ambiant qui seraient préoccupants sur le plan sanitaire.

Les résultats des analyses du filtre de la balise de Romans-sur-Isère (26) correspondant à la période du 18 septembre 2017 (13H29 TU) au 3 octobre 2017 (8 H40 TU), ne mettent pas en évidence de présence de ruthénium 106, ni d’autres radionucléides artificiels émetteurs gamma.

Les limites de détection sont de l’ordre de <110μBq/m3 pour le ruthénium 106 et de < 11 à < 33 μBq/m3 pour le césium 134, césium 137 et iode 131 (dans les aérosols).

Le communiqué complet ICI

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