Risque terroriste : des failles dans la sécurité des centrales nucléaires

Durant 18 mois des experts indépendants (Oda Becker-Allemagne, Manon Besnard-France, David Boilley-France, Ed Lyman-États-Unis, Gordon MacKerron-Royaume Uni, Yves Marignac-France, et Jean-Claude Zerbib-France) des questions nucléaires et du terrorisme, mandatés par GreenPeace, ont étudiés les scénarios d’attaques sur le parc nucléaire français et ses 19 centrales.

Le résultat de ce rapport est à ce point inquiétant que Greenpeace a décidé de n’en rendre public qu’une version allégée (visible ICI)
Il s’agit d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics, justifie Yannick Rousselet, chargé de campagne auprès de Greenpeace. Pas de donner des idées à des personnes mal intentionnées.

Il y est question de “déficit historique de la protection de nos installations, et notamment des piscines de refroidissement” (Yves Marignac, l’un des contributeurs du rapport)

Ces piscines qui sont chargées de recueillir les combustibles nucléaires usés sont très mal protégés, il n’y a pas d’enceinte de confinement aussi robuste que celle des réacteurs.

Comme le souligne le rapport :

La catastrophe de Fukushima a pourtant mis en évidence en 2011 le risque, dans ces conditions, d’un relâchement massif de radioactivité en cas de perte durable de la capacité de refroidissement du combustible entreposé

Cas de la Hague, le plus grand centre de retraitement de déchets nucléaires au monde :

Comment un site aussi sensible peut-il faire l’objet d’aussi peu de protection ?” s’interrogent les experts.
En effet, il n’y a pas de dispositif de sécurité particulier pour cette installation unique au monde. “On y trouve autant de combustible usé entreposé dans les piscines qu’il y a de combustible chargé ou en refroidissement dans les 58 réacteurs d’EDF“, (ou l’équivalent de plus de 115 coeurs de réacteurs, soit 9 955 t à la Hague, contre 9 823 t dans l’ensemble des réacteurs français) est-il détaillé dans le rapport.

A ceci s’ajoute le fait que contrairement à d’autres pays, aucune instance coordonnée n’existe sur la sécurité nucléaire : “l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ne dispose pas de la compétence sur la sécurité qui lui permettrait d’examiner ce type de question, tandis que les autorités chargées du contrôle de la sécurité nucléaire exercent essentiellement leur compétence sur les moyens classiques de protection (détection, prévention, interception…). Aucun acteur ne semble donc réellement en mesure de se saisir d’une réflexion sur cet éventuel renforcement et d’en tirer des prescriptions

Petite vidéo réalisée par GreenPeace sur les piscines de désactivation (les baignades y sont fortement déconseillées !)

Article de GreenPeace visible ICI

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Carte_Centrales_GreenPeace
Plan_Centrale_GreenPeace

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