EPR de Flamanville – démarrage repoussé à 2020 !

    Source : Libération du 2 février 2018

Le problème de qualité de soudures détecté sur le réacteur EPR pourrait différer de près d’un an sa mise en service. Le gendarme du nucléaire devrait en effet exiger que le travail soit refait. Un coup dur pour EDF.

De Charybde en Scylla ? Un mois et demi après la découverte de nouveaux défauts de qualité sur 150 soudures du circuit secondaire principal de l’EPR de Flamanville, EDF s’apprêterait à annoncer un nouveau retard de plusieurs mois dans la mise en service de ce nouveau réacteur nucléaire qui devait démarrer au plus tard début 2019. Une réunion de la Commission locale d’information (CLI) de la centrale de Flamanville est prévue ce jeudi matin, dans la commune voisine des Pieux (Manche).
A l’ordre du jour: «l’impact de l’écart dans la réalisation des soudures du circuit secondaire principal sur le planning de chargement du combustible et la date de la première divergence (démarrage) du réacteur». La direction d’EDF devrait, à cette occasion, donner des premiers éléments de réponse aux acteurs locaux et associations. Et une communication officielle devrait suivre d’ici la fin de la semaine pour informer la presse et les marchés.

Suite de l’article sur Libération

Facebooktwittergoogle_plus

Offre d’emploi : EDF recherche des plombiers (qualifiés !)

A se demander si l’EPR n’est pas victime d’une malédiction. Ou, plus prosaïquement, si EDF a bien maîtrisé son sujet en lançant le chantier de ce réacteur à eau pressurisée de nouvelle génération, il y a plus de dix ans, sur la centrale nucléaire de Flamanville (Manche).

Mardi, le groupe a annoncé la découverte d’un autre problème de taille, fort susceptible d’entraîner un nouveau retard dans la mise en service – normalement prévue tout début 2019 – de ce qui devait être le fleuron du nucléaire français. Après la qualité de l’acier de la cuve, c’est celle de sa tuyauterie qui pose question : «EDF a détecté des écarts de qualité dans la réalisation des soudures sur les tuyauteries du circuit secondaire principal de l’EPR», a indiqué le groupe, qui a déclaré cet «événement significatif» à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Les soudures, réalisées par l’entreprise Nordon-Ponticelli, «avaient été déclarées conformes» par le groupement des entreprises en charge de la fabrication du circuit, se défausse EDF.

Cette ligne de défense ne convainc pas Yves Marignac, du cabinet Wise-Paris, réputé proche du milieu antinucléaire : «Cette nouvelle anomalie révèle une défaillance systématique sur le poste crucial du contrôle qualité, EDF est en train de perdre une grande partie de sa crédibilité dans sa capacité à garantir les exigences de sûreté.» Le 22 février déjà, l’exploitant avait déclaré un premier problème affectant 66 soudures sur une autre partie du même circuit, une affaire toujours en cours d’instruction par l’ASN. Ce problème faisait lui-même suite aux «anomalies» découvertes en 2015 dans la composition de l’acier de la cuve du réacteur (qui ont conduit l’ASN à demander le remplacement du couvercle de la cuve d’ici 2024).

Le résultat : EDF va devoir réexaminer des centaines mètres de tuyauterie avant de proposer «des actions correctives» à l’ASN. Le groupe prépare les esprits à un nouveau report du démarrage de son EPR normand. Lors d’une conférence de presse téléphonique, Xavier Ursat, le directeur exécutif d’EDF en charge de l’ingénierie et du nouveau nucléaire, s’est refusé à en dire plus : «Il serait extrêmement hasardeux d’évaluer aujourd’hui les délais nécessaires» pour régler ces problèmes de soudure. La facture de Flamanville a déjà triplé, à 10,5 milliards d’euros. Et Areva, rebaptisé Orano, qui tente de terminer la construction d’un réacteur EPR à Olkiluoto, en Finlande, a lui aussi explosé les délais et les coûts. Une bien mauvaise publicité à cette «équipe de France du nucléaire» qui tente d’obtenir à tout prix la construction de nouveaux réacteurs EPR en France et en Inde.

Source : article de Libération du 10 avril 2018 – Jean Christophe Féraud


Sortir Du Nucléaire – 10 avril 2018

Libération du 10 avril 2018 – article de Jean Christophe Féraud

Communiqué officiel d’EDF – 10 avril 2018

La cuve – Une défectuosité majeure au cœur de l’EPR

Article téléchargeable ici

Facebooktwittergoogle_plus

STOP EPR Flamanville ! Tous à St Lô le 30 septembre

Tous à St Lô le 30 septembre

La cuve du réacteur nucléaire EPR de Flamanville était défectueuse avant même que le décret d’autorisation ne soit publié en 2007. Elle risque de se fissurer au premier choc thermique et d’entraîner une catastrophe.

AREVA, EDF, l’Autorité de Sûreté Nucléaire ont attendu avril 2015 pour le révéler, après que la cuve eut été installée dans le bâtiment-réacteur, d’où elle ne peut être ressortie. Le gouvernement doit donner sa décision en octobre 2017 pour la cuve.

Le coût de ce chantier a triplé pour dépasser les 10 milliards d’euros. Au lieu de mettre fin au désastre, le gouvernement de Mr Cazeneuve l’a prolongé de 3 ans en mars 2017. C’est pourquoi 3 recours et une plainte ont été déposés par les associations pour que la démocratie soit respectée, les falsifications sanctionnées et que cesse ce chantier à marche forcée.

Nos gouvernants tentent par un coup de poker de sauvegarder « la grandeur de la France nucléaire » et d’assurer à l’EPR un débouché sur la scène du commerce international. La fermeture de la vieille centrale de Fessenheim est maintenant conditionnée à la mise en service de l’EPR. Tout cela bien sûr, à n’importe quel prix : celui d’y sacrifier notre sécurité, notre santé, notre porte-monnaie, notre avenir. Aussi, mobilisons-nous pour l’abandon de ce chantier désastreux.

Signons la pétition pour refuser la validation de la cuve !

Créons localement des comités Stop EPR

Soyons nombreux à St Lô place de la mairie samedi 30 septembre 2017 à 14 h 30

Toutes les infos sur le site www.can-ouest.org

Cuve Flamanville Passoire

Mise à jour du 1er octobre après la manifestation à laquelle des membres de l’association ont participé :

La manifestation contre la probable décision de l’ASN de valider la mise en service de l’EPR malgré les graves malfaçons que connaissent la cuve et son couvercle a rassemblé environ 2000 personnes dans les rues de la préfecture de la Manche.
Les forces de l’ordre, assez nombreuses, sont restées très discrètes, ce qui fait que la manifestation s’est déroulée sans incidents ni provocations.
Un des moments forts de la manifestation a eu lieu lorsque tout le monde s’est couché dans les rues empruntées par le cortège suite aux hurlements sinistres d’une sirène d’alarme, la même qui retentirait en cas d’accident à Flamanville.
Un peu plus tard,pendant que les manifestants accrochaient aux grilles de la préfecture casseroles et passoires,symboles de la faillite de l’EPR, Didier Anger et Chantal Cuisnier, porte parole de l’association CAN ouest étaient reçus par le préfet à qui ils ont remis une lettre à destination notamment du président de la république et du premier ministre.
Cette lettre très documentée (à lire ici) fait le point sur l’historique des turpitudes et des malversations qui entourent l’EPR depuis sa conception.
Confluence pour Sortir du Nucléaire, représentée par plusieurs de ses membres à cette manifestation, soutient complètement le combat de CAN ouest et demande à l’ASN de faire preuve de responsabilité en n’autorisant pas l’EPR à fonctionner.

Reportage de France 3 ICI

Saint_Lo_20170930_1

Saint_Lo_20170930_2

Saint_Lo_20170930_3

Facebooktwittergoogle_plus

Un calendrier et des coûts qui dérapent

2004 : Feu vert donné à l’EPR par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin
EDF avait à l’époque prévu 5 ans de travaux et un raccordement au réseau de RTE, gestionnaire des lignes à haute tension, en 2012
10 avril 2007 : le gouvernement de Dominique de Villepin signe un décret autorisant la construction du réacteur nucléaire de Flamanville
Coût du projet : 3,3 milliards d’euros.
Le directeur de la division ingénierie nucléaire d’EDF d’alors, Bernard Salha, estime qu’« il n’y a pas ou peu de risque de dépassement budgétaire car tous les grands contrats ont déjà été finalisés » avec les sous-traitants.
La mise en service du réacteur est prévue pour 2012, à l’issue d’une année de test
décembre 2007 : Début des travaux
2008-2009 : « léger » retard et « petit » surcoût
(Coût: 4 Mds d’euros – Fin prévue du chantier : 2013)
Après une suspension des travaux en 2008 suite à des anomalies sur certaines armatures en fer, puis d’autres liées à la structure en béton, des sources internes chez EDF confirment, en 2009, un retard dans le chantier : l’ouverture de l’EPR est repoussé d’un an. La facture, elle, augmente de 20 %.
2010 : Officialisation d’un retard de deux ans
(Coût : 5 Mds d’euros – Fin prévue du chantier : 2014-2015)
2011 : Accidents, procédures de sécurité et intempéries
(Coût : 6 Mds d’euros – Fin prévue du chantier : 2016)
C’est une année noire pour le nucléaire. Outre la catastrophe de Fukushima, au Japon, qui ravive les craintes liées à l’atome, le chantier de Flamanville tourne au cauchemar : en janvier, un ouvrier est tué sur le chantier, qui est stoppé pendant neuf semaines. Un autre décédera en juin. S’ensuivent de nouvelles procédures de sécurité qui retardent la construction de neuf mois supplémentaires. Le chantier perd également deux mois à cause des intempéries. On parle désormais d’une inauguration en 2016.
2012 : La facture grimpe
(Coût : 8,5 Mds d’euros – Fin prévue du chantier : 2016)
Si le chantier progresse de nouveau, EDF annonce en décembre que les retards accumulés les années précédentes ont fait augmenter la facture de 2,5 milliards d’euros.
Conséquence : le groupe italien Enel, partenaire d’EDF pour la construction de l’EPR, jette l’éponge.
2014 : Difficultés dans la livraison d’équipements
(Coût : 8,5 Mds d’euros – Fin prévue du chantier : 2017)
Après plusieurs mois d’accalmie, le chantier connaît fin 2014 des « difficultés » avec la livraison de certains équipements. EDF annonce que « le démarrage de l’installation est désormais prévu en 2017 ». De nouveaux surcoûts sont attendus.
2015 : Anomalie très sérieuse et ajustements de travaux
(Coût : 9 Mds d’euros – Fin prévue du chantier : 2018)
Coup de théâtre le 19 avril : l’ASN a repéré une « anomalie sérieuse voire très sérieuse » sur la cuve du réacteur de Flamanville. Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, indique qu’« il faudra qu’on ait une conviction forte, une quasi-certitude, une conviction absolue » sur la fiabilité de ce « composant crucial » avant de donner le feu vert à sa mise en service.

Le démarrage de l’installation est désormais prévu au 4ème trimestre 2018, 11 ans après le début des travaux.
Le coût du chantier pourrait être réévalué à 9 milliards d’euros.

EvolutionCoutDuree

source : article du monde de Loïc Soleymieux

Facebooktwittergoogle_plus

Incidents & anomalies de la construction de l’EPR

  • Depuis le début de la mise en chantier de l’EPR en décembre 2007, l’ASN, qui contrôle le site deux fois par mois, a relevé des centaines de failles dans la construction, consignées dans des comptes rendus d’inspection

  • 2011 :

    l’ASN dénonce « un manque de compétences, de formation à la culture de sûreté des intervenants » et des « lacunes d’EDF dans la surveillance des sous-traitants »

  • 2011 et 2012 :

    l’ASN pointe des « malfaçons » et des « anomalies » dans les opérations de bétonnage, de ferraillage et de soudage pouvant « porter préjudice à la qualité finale des structures »
    Il est question de trous dans le béton et de nids de cailloux (zone manquant de ciment). Le bétonnage du bâtiment réacteur a même été trois fois suspendu, dont la dernière pendant un an en 2012.

  • 2013 : le dôme du réacteur est endommagé par la chute d’un engrenage
  • 2014 :

    l’ASN révèle que l’acier de la cuve où se produit la fission et la réaction atomique en chaîne, forgée dans l’usine d’Areva sur le site de Chalon Saint-Marcel (Saône-et-Loire), n’est pas conforme aux normes de sûreté. Des microfissures risquent d’apparaître dans cette cuve soumise à la pression et à de hautes températures

  • 2014 :

    problèmes sur les les soupapes de sûreté qui jouent un rôle fondamental en évitant une éventuelle surpression dans le circuit primaire qui contient le combustible nucléaire et où circule l’eau de refroidissement.
    Les essais de qualification menés en 2014 par EDF ont fait état, selon l’IRSN, « d’ouverture intempestive » des soupapes, d’« échec à l’ouverture », d’« échec à la fermeture » ou encore de « risques de fuites de fluide primaire ».

  • Avril 2015 :

    anomalie affectant la cuve de l’EPR de Flamanville :
    Il s’agit d’une anomalie dans la composition de l’acier qui compose la cuve où se produit la fission des atomes, le taux de carbone est trop élevé, ce qui peut entrainer un risque de fissure.

  • Juin 2015 :

    un rapport de rapport de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, publié par MédiaPart, pointe des problèmes dans les soupapes de sûreté du circuit primaire : elles permettent de laisser s’échapper la vapeur du pressuriseur, faisant baisser la pression dans le circuit primaire.

  • Juin 2016 :

    anomalie affectant la cuve de l’EPR de Flamanville :
    Il s’agit d’une anomalie dans la composition de l’acier qui compose la cuve où se produit la fission des atomes, le taux de carbone est trop élevé, ce qui peut entrainer un risque de fissure.

Facebooktwittergoogle_plus