Ciné débat vendredi 3 mars – Pandora Achères

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Le nucléaire est moribond, mais il bouge encore !!! Pour combien de temps ?

La baisse continue du coût des énergies renouvelables, le développement à venir de l’auto production, la diminution de la consommation du fait notamment des économies d’énergie semblent condamner à terme la production centralisée d’électricité nucléaire dont les coûts ne peuvent que s’envoler du fait du grand carénage (100 milliards d’euros selon la Cours des comptes) et des normes de sécurité post Fukushima de plus en plus contraignantes donc de plus en plus coûteuses.
Cependant, malgré les milliards d’euros qui partent en fumée, l’Etat français et les lobbies s’entêtent : recapitalisation d’EDF avec l’argent du contribuable (3 milliards d’euros), poursuite calamiteuse de l’EPR (10 milliards d’euros à ce jour), volonté de faire durer le plus longtemps possible les vieilles centrales à bout de souffle (voir plus haut), projet CIGEO d’enfouissement des déchets à Bure (plus de 30 milliards d’euros) etc.

La logique économique l’emportera-t-elle sur l’aveuglement idéologique avant l’accident ?

Venez en débattre le vendredi 3 mars

au ciné Pandora d’Achères à partir de 20h30

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EDF : l’hiver nucléaire de l’entreprise ou une catastrophe économique annoncée

On vient d’apprendre que le groupe industriel japonais Toshiba plonge dans une nouvelle crise financière, suite au rachat par sa filiale nucléaire américaine Westinghouse de la société CB&I Stone & Webster .
Le groupe japonais, déjà mis en cause par un scandale de manipulations comptables en 2015, a annoncé le 27/12/2016 une « possible dépréciation de plusieurs milliards de dollars »
Le cours du titre a chuté de 20% le 28/12/2016 après avoir chuté de 12% la veille.

Cette situation n’est pas sans rappeler l’état de quasi-faillite d’EDF, avec ses dettes de près de 70 milliards d’Euros.
Les raisons de cette faillite annoncée : la fuite en avant du tout nucléaire qui est même dénoncée par des administrateurs et salariés du groupe.

  • L’investissement de 100 milliards d’Euros (chiffre de la cour des comptes) que va couter le « grand carénage » (pour les « bricolages » afin de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires à plus de 40 ans)
  • Les dérapages financiers du chantier de l’EPR de Flamanville (initialement prévu à 3 Milliards d’Euros, qui en est maintenant à plus de 10 milliards)
  • Si la cuve du réacteur de Flamanville doit être remplacée (suite au problème de concentration trop forte de carbone), le projet sera purement et simplement abandonné.
  • La catastrophe industrielle et financière que représente le projet gigantesque de construction de deux EPR en Angleterre à Hinkley Point, pour un montant initial de 23 milliards d’Euros, à terme beaucoup plus.

    Le directeur financier d’EDF, Thomas Piquemal, avait démissionné en mars dernier, car il considérait qu’EDF n’avait pas les moyens de mener à bien ce projet (EDF doit participer à hauteur de 66% soit 15 milliards d’Euros, or il vaut en bourse actuellement 20 milliards d’Euros).

    Pour la même raison, Gérard Magnin, un des membres du conseil d’administration, a démissionné du groupe en juillet 2016 (la lecture conseillée de sa lettre de démission adressé à Jean-Bernard Lévy, Pdg d’EDF, est édifiante ! , source : médiapart) en dénonçant l’importance démesuré et dangereuse qu’EDF accorde au nucléaire : « …Ce choix handicape l’émergence d’une industrie française des énergies renouvelables … »

    L’ensemble des représentants du personnel d’EDF a également rejeté ce projet.
    A noter que la volonté de l’Angleterre de repousser sa décision n’avait pas été communiquée par Jean-Bernard Lévy aux représentants du personnel.
    EDF est passée outre en votant pour le projet par une courte majorité de 10 voix contre 7 au conseil d’administration du 28 juillet 2016.

    Le contrat de construction des deux réacteurs a été signé le 29 septembre 2016 par les représentants Anglais (le ministre britannique des Entreprises, Greg Clark), Français (le chef de la diplomatie française, Jean Marc Ayrault) et Chinois (le directeur de l’Administration nucléaire nationale chinoise, Nur Bekri, les Chinois participant à hauteur de 33%).

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    la signature qui va contribuer à la faillite d’EDF

    A noter la parité hommes/femmes qui est loin d’être respectée, mais c’est surement parce qu’Anne Lauvergeon (ex-patronne d’AREVA, mis en examen dans l’affaire « UraMin ») n’était pas disponible …

    Lors de cette signature, Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF a déclaré (sans rire) : « Nous sommes très heureux de cette signature définitive. Je suis conscient du fait que c’était une longue phase de préparation mais je suis persuadé qu’on sait démontrer qu’une fois les objectifs fixés, nous pouvons les tenir » : étant donné le triplement du coût initial de l’EPR de Flamanville, ses reports successifs, le surcout de 5 milliards d’Euros de l’EPR Finlandais et ses dix ans de retard, on a sérieusement de quoi douter de la compétence du personnage !

    Suite à la signature de ce contrat, les agences de notation financières Standard & Poor’s et Moody’s n’ont pas fait preuve du même optimisme et de la même confiance que le patron d’EDF : elles ont aussitôt abaissée la note d’EDF (assortie d’une perspective négative) suite aux risques d’exécution de ce projet et s’inquiétant de l’impact des lourds investissements à consentir.

  • Les indemnités qui risquent de se chiffrer en milliards d’Euros que va devoir payer AREVA (racheté par EDF) à son client Finlandais pour l’EPR (dont le chantier a maintenant 10 ans de retard, avec un surcout de déjà plus de 5 milliards d’Euros)

  • L’arrêt forcés des réacteurs suite aux contrôles et aux falsifications de dossiers à l’usine Areva du Creusot entraîne pour EDF un manque à gagner d’au moins 1 milliard d’euros.

  • Et dans les cartons d’EDF, le projet de construction de 6 EPR en Inde, à Jaitapur (sur les côtes indienne de la mer d’Oman, sur une zone sismique…), avec un coût initial de 60 milliards de dollars

    Source Wikipédia : « … Les 6 réacteurs nucléaires EPR seraient construits dans une zone sismique : le 11 décembre 1967, un séisme de magnitude 6,3 avait frappé Koyna, à une centaine de kilomètres au nord de Jaitapur, tuant 177 personnes et faisant quelque cinquante mille sans-abri. Au cours des vingt dernières années, Jaitapur a connu trois tremblements de terre dépassant le niveau 5 sur l’échelle de Richter ; celui de 1993, d’une intensité de 6,3, a tué neuf mille personnes. En 2009, un pont s’est effondré à Jaitapur à la suite d’une secousse. Selon l’organisation environnementale Greenpeace, ces risques sismiques n’ont pas été pris en compte lors du choix du site et la position de l’entreprise Nuclear Power Corporation of India Limited n’est pas claire sur d’éventuelles modifications de la conception face au risque sismique… »

    Voir ici l’article très complet traduit en Français de l’ONG Intercultural Resources ou en Anglais ici


Et si tous ces milliards avaient déjà été investis dans le développement massif des énergies renouvelables, source de dizaines de milliers d’emploi et permettant de se préparer à la fin des énergies fossiles en limitant la hausse des températures, et nous préservant de catastrophes nucléaires à venir ?

C’est possible, souhaitable et même nécessaire, ainsi que le démontre le rapport complet et détaillé de l’ADEME, pour arriver à un approvisionnement électrique avec 100% d’énergie renouvelable en 2050.

L’Europe peut et doit être leader dans ce domaine, qu’attendons-nous ?

Les présidentielles et législatives 2017 seront un bon moyen de départager les candidat(e)s sur ce sujet primordial.

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Les centrales nucléaires françaises les plus sures du monde, vraiment… ?

Le président de l’autorité de sureté nucléaire (ASN), Pierre Franck Chevet, que l’on peut difficilement taxer d’anti-nucléaire primaire, le dit lui-même : « … quels que soient les efforts pour la sûreté, un accident de type de Fukushima est possible en Europe …».

De la même manière le directeur de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (ISPN), Jacques Repussard, déclarait 3 mois après la catastrophe de Fukushima « qu’il fallait imaginer l’inimaginable ».
Et en France ? Outre la dangerosité propre à ce type de technologie du passé/dépassée, le vieillissement du parc nucléaire français est considéré comme la principale faille en raison de la vétusté et de la dégradation de certains équipements.
Malgré cela, sur les 58 réacteurs nucléaires français (réparties dans 19 centrales), 33 ont déjà plus de 30 ans et Ségolène Royal (ministre de l’environnement, faut-il le rappeler…) s’est prononcée favorablement en février 2016 pour l’extension de leur durée de vie de 40 à 50 ans, et pour un coût de 100 milliards d’Euros (voir rapport de la cour des comptes ici). C’est une décision irresponsable par rapport aux générations qui viennent.
La même Ségolène Royal qui dans son programme pour 2012 s’engageait à réduire la part du nucléaire à 50% en … 2017… : « … Je m’engage à augmenter la part des énergies renouvelables (avec un objectif de 20 % de la production primaire d’énergie en 2020), à réduire la dépendance aux énergies d’origine fossile et à ramener la part de l’électricité d’origine nucléaire à 50 % d’ici 2017… »

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Manifestation de “réoccupation de la forêt” samedi 16 juillet 2016

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Le projet de centre industriel de stockage géologique profond (Cigéo) des déchets radioactifs, à Bure, en Meuse, a des conséquences considérables sur le monde agricole et les territoires ruraux. Paysans et paysannes se retrouvent en première ligne, aux côtés des antinucléaires. Reporterre leur donne la parole, alors que ce samedi 16 juillet, se déroule une « manifestation de réoccupation ».

Article de Reporterre – 16/07/2016 : A bure, les paysans se mobilisent contre la poubelle nucléaire

Article de MédiaPart du 18 juillet par Aurélie Delmas

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